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AESN78

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Association Evasion Sport et Nature 78 vous propose des raids, des trails, des courses nature dans l'Ile de France et plus particulièrement dans les Yvelines

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Reconnaissance UTMB 2006

Tour du Mont Blanc: "The Reco..."     Vendredi 14 juillet 2006 au Lundi 17 juillet 2006    

Chamonix (7h30) – Les Chapieux   (17h00)     Vendredi 14 juillet 2006                               Distance           44 km                               Distance cumulée            44 km Dénivelée +        2551                                 Dénivelée + cumulée     2551 Dénivelée -        2037                                 Dénivelée – cumulée      2037 Temps             8h00                            Temps cumulé               8h00   Météo : beau et chaud   5h, Debout tout le monde, la nuit fut courte, à peine quatre heures que nous sommes arrivés au Formule 1 d’Annemasse. Le petit déjeuner est vite avalé puis nous faisons une dernière heure de route pour rallier Chamonix. Nous retrouvons JB comme prévu, il nous emmène vers un parking ombragé ou nous laisserons les voitures durant les quatre jours. Nous rejoignons la place de l’amitié, car c’est de l’endroit du départ officiel d’où nous voulons partir pour cette reconnaissance. Quelques photos de l’équipe encore en forme et tout d’orange vêtue, puis vers 7h30 nous prenons le départ.

Nous traversons Chamonix, rien de particulièrement difficile aujourd’hui, mais le jour de la course, la difficulté sera de ne pas se laisser entraîner à partir trop vite par la masse des coureurs et l’euphorie.

Nous atteignons la forêt, une succession de courtes montées et descentes sur un sentier fraîchement refait. Nous traversons les Houches. Premier arrêt ravito.. à la boulangerie ! A peine avalées nos viennoiseries, que nous arrivons aux premières rampes du Col de Voza. Ça y est nous sommes dans le dur ! Mais nous sommes là pour ça !… Déjà il faut trouver le bon pas, JB et Patrick se détachent légèrement tandis que Nathalie, Philippe, Christophe et Jean-Marc suivent à quelques encablures. 650 m de dénivelée, avec des portions assez pentues, il nous faut environ une heure pour venir à bout de ces quatre km et atteindre le col. Un petit arrêt pour se regrouper, se ravitailler et faire la photo, nous repartons au moment où le Tramway arrive.

Le V, Le O, Le Z et Le A de VOZA Nous inversons le mouvement et entamons une descente raide. Nous commençons à courir. Quelques fontaines nous offrent l’occasion de nous rafraîchir. Le parcours est assez varié. Alternance de montées, de descentes, de passages en forêt, de franchissements de torrents, et de traversées de petits villages. Nous redescendons sur les Contamines, quatre heures se sont écoulées depuis le départ. Nous faisons quelques courses puis nous descendons au bord du torrent ou nous nous posons pour casser la croûte. Une petite demi-heure plus tard nous reprenons notre progression. Ballade au bord de l’Arve jusqu’à la belle église baroque de notre Dame de la Gorge. On en profite pour faire une photo, puis nous attaquons le chemin romain.

Une belle pente parsemée de grosses pierres plates nous mène d’abord au pont romain puis jusqu’au sortir de la forêt où la pente se calme. Un répit de deux kms jusqu’à la Balme. Nous y refaisons le plein de nos bidons.     Maintenant les choses sérieuses peuvent commencer. Nous quittons le large chemin pour prendre un sentier de montagne. Il serpente en lacets. La pente raide offre un petit répit avant de repartir de plus belle. On traverse un névé assez large puis nous atteignons le tumulus qui marque la cote 2000. C’est dans ces environs que JB nous fait une « panne de son et de lumières ». Pas assez mangé, il fait une fringale. Jean-Marc, par solidarité sans doute, s’en paie une également. Après s’être réalimenté, le groupe repart. Le col du Bonhomme est vaincu !

 

 

 

   Le vent souffle, le groupe récupère Patrick arrivé quelques minutes auparavant et qui attend à l’abri dans la petite cahute du col.

Nous poursuivons en direction de la Croix du Bonhomme, le pourcentage redevient plus clément. Pas de difficulté majeure mais beaucoup de pierrailles et de rochers à passer. Le refuge de la Croix du Bonhomme, nous nous arrêtons le temps d’une photo puis nous nous lançons dans la descente vers les Chapieux. Le sentier, bien incliné, serpente dans les pâturages.  Nous courons la plupart du temps, nous faisons quelques haltes pour permettre à Jean-Marc, en délicatesse avec ses genoux, de recoller au peloton. 17h, nous arrivons au refuge de la Nova aux Chapieux. Nous prenons possession de notre dortoir. Une bonne douche pour effacer la fatigue, puis nous allons déguster une bonne bière en terrasse en attendant l’heure du repas. Il est servi à 19h pétantes. Soupe, ragoût de porc-frites. 20h50, alors que certains sont déjà endormis, la décision d’éteindre les lumières est prise. Tant pis pour Philippe qui est descendu chercher un jeu et qui trie les cartes pour reconstituer un jeu complet. Quant il remonte, devant le renoncement général, il n’a plus qu’à se mettre dans les draps à son tour.             Les Chapieux(7h00) – Refuge Elena(20h25)    Samedi 15 juillet 2006                               Distance         47 km                          Distance cumulée                  91 km Dénivelée +    3080 m                       Dénivelée + cumulée             5630 m Dénivelée -     2566 m                       Dénivelée – cumulée             4603 m Temps            9h23                     Temps cumulé                      17h23   Météo : beau et Très chaud   6h !!!!!!……… les montres sonnent. C’est l’heure de s’équiper et de retourner à la mine ! Nous prenons notre petit déjeuner, puis après avoir satisfait aux derniers préparatifs, à 7h nous reprenons la reco. Il fait bon, la route vers la ville des Glaciers monte doucement. Pas de circulation à part une camionnette qui fait la navette pour déposer des randonneurs un peu plus haut. Nous montons tranquillement les cinq kms qui nous mènent dans ce petit village perdu du bout du monde. Ensuite nous empruntons le chemin qui conduit au refuge des Mottets. Nous l’évitons, pour entamer la montée du col de la Seigne par une série de lacets.  Nous traversons plusieurs fois le torrent,puis nous finissons le col par une longue traversée à flanc et une dernière partie dans les alpages. Philippe et Patrick, qui sont montés pratiquement ensemble, attendent le reste du groupe qui monte derrière le pas tranquille mais sûr de JB. Nous sommes en Italie… Nous atteignons, après une courte descente, le refuge Elisabetta. Nous refaisons le plein d’eau. Dans un lacet, peu loin du refuge, nous quittons le large chemin pour prendre un sentier étroit et technique qui plonge fortement. Christophe négocie mal la première marche (80 cm environ..) et chute lourdement. Pas de dégât si ce n’est une égratignure au coude. On repart. Dans le bas, nous courons sur un large chemin tout droit qui borde les restes du lac Combal. Sur notre gauche des vues magnifiques sur les sommets et les glaciers. Mais pas le temps de s’abandonner à la contemplation car déjà nous devons quitter ce chemin pour attaquer la dernière montée avant Courmayeur, l’arête du mont Favre. Un petit sentier assez raide zigzague dans les mélèzes d’abord puis dans les pâturages ensuite. Les 450 m de dénivelée sont durs à avaler surtout en trois km . Comme dans toutes les ascensions le groupe éclate en plusieurs unités. Chacun monte à son rythme. La fin de la montée est plus facile, JB emmène dans son sillage Jean-Marc et Christophe. Quelques photos des vues somptueuses qui nous entourent puis nous attaquons la descente. D’abord pas facile, elle se transforme rapidement en une agréable descente en balcon où la course est aisée et plaisante. Nous atteignons Col Chécroui et le refuge de Maison Vieille. En attendant Jean-Marc, que ses genoux freinent dans les descentes, Christophe et Patrick cèdent à la tentation d’une bonne bière ! La suite de la déclivité, nous fait emprunter des pistes de ski que nous dévalons par de larges lacets. Puis vient la forêt, où nous retrouvons les fameuses marches faites de rondins. La chaleur est à son comble, nous apprécions l’ombre de la forêt en attendant Jean-Marc avant l’arrivée sur Dolonne. Nous traversons Dolonne, passons devant le centre sportif qui accueillera la course et qui sera le point de départ de Courmayeur-Chamonix. Nous rejoignons la gare routière, il est 13h15, nous avons une heure devant nous avant l’arrivée d’Olivier. A ce moment le désir le plus cher de Philippe est de trouver un melon !… Mais à cette heure plus de boutique ouverte, nous décidons d’aller au snack de la gare routière. Après s’être installés, nous découvrons sur la devanture des provocations puériles sur fond de glorioles victorieuses des italiens sur les français au mondial de foot. Nous nous laissons tenter par une salade, espérant qu’elle sera copieuse et sera suffisamment calorique pour nous reconstituer en prévision de l’après midi difficile qui nous attend. Malheureusement nous sommes obligés de prendre un sandwich supplémentaire car la salade n’est qu’une arnaque !… 14h30, Olivier débarque du bus qui l’amène de Chamonix. Nous reprenons la route. Traversée de Courmayeur et sortie de la ville par Villair sur une route raide. Un dernier arrêt à une fontaine puis nous attaquons la montée sur Bertone. 800 m d’ascension assez raides et pénibles tout en lacets et en marche de pierre. Patrick prend la tête des opérations suivi d’Olivier qui est tout frais et qui cherche la bonne foulée. JB comme à l’accoutumée a trouvé le pas qui va bien et monte doucement. Dans la montée, Philippe essuie une petite défaillance, qu’il attribue au manque de melon…Christophe et Jean-Marc en profite pour le doubler, une fois n’est pas coutume… Une pluie d’orage violente nous accueille à Bertone. Elle disparaît aussi vite qu’elle est apparue. Ce sera d’ailleurs la seule pluie que nous rencontrerons.   Après la photo devant le refuge, nous terminons les derniers mètres de dénivelée avant de prendre un sentier en balcon offrant un magnifique panoramas à gauche sur le massif du Mont Blanc côté italien. Sur ce balcon nous alternons sans cesse marche et course. Nous faisons quelques haltes de regroupement, souvent à l’occasion de changements de direction. Nous croisons une bande d’ados italiens qui cherchent à savoir de quelle nationalité nous sommes. S’apercevant que nous sommes français, ils nous balancent des « Forza Italia » révélateurs de leur passion foot-ballistique. Nous passons la Lèche, Christophe montre quelques signes de fatigue. Après un succession de montées et de descentes, nous atteignons groupé le refuge Bonatti. Christophe a un vrai coup de pas bien. On évoque l’éventualité d’anticiper ici l’arrêt prévu à Eléna, mais le déséquilibre des étapes suivantes serait trop important. Finalement nous optons pour soulager momentanément Christophe de son sac à dos afin de lui permettre de mieux récupérer. En repartant, Patrick effectue le premier portage. Difficile de bien voir le chemin avec un sac sur le ventre. Au bout de quinze minutes, JB prend le relais. Bizarrement aussitôt qu’il met le deuxième sac sur son dos, il s’enfuit marchant et courant plus vite que nous. On dirait qu’il a peur qu’on le lui reprenne ! Dans cette portion de quelques kilomètres vers Arnuva, naturellement deux groupes se sont formés. Devant JB caracole, Philippe, Nathalie et Patrick suivent à distance et derrière Olivier, Jean-Marc et Christophe ferment la colonne. A l’aplomb d’Arnuva, juste après des ruines, nous redescendons du balcon en plongeant de plus de 25O m sur un sentier qui serpente dans la forêt. Arrivés en bas, au refuge qui sera un ravitaillement bienvenu lors de l’épreuve, nous attendons le deuxième groupe. Quand nous les voyons arriver, nous constatons qu’ils ne voient pas l’indication « Arnuva » fraîchement peinte sur une pierre et pendant un temps certain ils vont tourner en rond. Depuis le bas nous nous égosillons à essayer de leur indiquer le bon chemin mais ils ne nous entendent pas et continuent d’errer jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’il faut descendre et décident de couper dans la pente, faute de trouver le bon chemin. Finalement à mi pente, ils finissent par retrouver la bonne trace et nous rejoignent. Dans l’intervalle, comme il est déjà plus de 19h30, nous avions téléphoné au refuge pour dire qu’on avait quelques difficultés mais qu’on arrivait. Philippe, qui a pris le sac de Christophe à son tour, et Nathalie sont partis en avant pour faire patienter les gens du refuge. Lorsque Christophe, Olivier et Jean-Marc arrivent, nous constatons que c’est ce dernier qui doit gérer des soucis avec ses pieds endoloris. Christophe, quant à lui, s’est refait une santé, ça va beaucoup mieux. La montée sur le refuge Eléna est particulièrement pentue pour des traileurs en fin de journée. Après 300 m de dénivelée nous arrivons au refuge, avant cela , nous devons traverser un important troupeau de vaches. Il est 20h30, lorsque nous arrivons dans ce grand et magnifique refuge italien capable d’accueillir plus de 120 personnes. Tout de suite on nous précise qu’il faut se dépêcher de passer à table car le service touche à sa fin. Nous filons déposer nos affaires dans l’immense dortoir qui nous est attribué. Puis nous rejoignons Philippe et Nathalie qui sont déjà attablés. Le repas servi est copieux et nous requinque. Nous regagnons ensuite le dortoir que nous aurons la chance de ne partager avec personne. Après avoir pris soin de nos ventres, nous prenons soin de nos corps. Douches et réparations en tout genre. Jean-Marc a les pieds dans un état inquiétant pour la suite des opérations. On se demande comment il est possible de repartir demain avec de tels pieds ? Il est à peine 22 heures lorsque nous éteignons les lampes.             Refuge Elena (7h00)Col de la Forclaz(18h00)                            Dimanche 16 juillet 2006   Distance           40 km                               Distance cumulée            131 km Dénivelée +      1800 m                             Dénivelée + cumulée       7427 m Dénivelée -       2333 m                             Dénivelée – cumulée        6936 m Temps             6h40                            Temps cumulé                24h03   Météo : beau et très chaud   Des éclairs illuminent le dortoir. Serait-ce un orage ? Non c’est Philippe qui nous prend en photo pendant notre sommeil ! Originale façon de nous réveiller. Nous descendons prendre notre petit déjeuner. Copieux, mais il manque de jus d’orange, Patrick s’en fait offrir un …. 7H, Jean-Marc a pansé ses plaies comme il a pu. Patrick a fait ses poupées à chacun de ses orteils. Christophe place quelques morceaux d’élasto sur ses ampoules et tout le monde refait son sac pour repartir. Une dernière photo devant le refuge, puis nous nous lançons à l’assaut de la montée du grand col Ferret. Dur d’avaler ce géant à froid et de bon matin, heureusement que l’on en a fait une partie la veille au soir. Chacun prend son rythme et sa position dans la colonne. Pas mal de randonneurs ont quitté comme nous le refuge de bon matin. Nous en doublons beaucoup dans l’ascension. Le sentier fait un détour vers l’est. Au détour d’un lacet, nous prenons les rayons du soleil levant en pleine figure, heureusement nous repiquons vers le nord pour finir la montée. A peine trente minutes d’effort quand Philippe puis Patrick atteignent le passage du col, nous mettons les pieds en Suisse. Olivier connaît une petite défaillance dans l’ascension. Jean-Marc malgré ses pieds abîmés atteint le sommet. Derrière ce col, une très longue descente pas trop raide et très agréable nous attend. Nous la dévalons jusqu’à la Peulaz en courant le plus souvent. Arrivés dans ce premier refuge Suisse, nous attendons Jean-Marc un long moment, visiblement ce sont les descentes que ses pieds ne supportent plus. La suite de la descente, qui emprunte une petite sente, devient plus méchante. Nous rejoignons bientôt la route. Jean-Marc, après en avoir discuté avec Philippe, décide de faire du stop pour se faire déposer plus loin afin de prendre un peu d’avance pour pouvoir évoluer à un rythme plus supportable pour ses blessures. Par chance, il trouve une voiture tout de suite. La conductrice, super sympa, l’emmène chez elle pour lui faire des pansements et le dépose ensuite à Issert, au pied de la montée de Champex       Pendant ce temps, nous suivons la route jusqu’à La Fouly où nous faisons une halte ravitaillement dans une petite superette. Philippe y trouve enfin son melon. Il va le transporter dans son sac jusqu’au pique-nique de la mi-journée. Christophe a quelques velléités d’abandon, mais après avoir été voir la carte à l’office de tourisme, il se rend compte qu’il n’est pas facile de rejoindre le col de la Forclaz depuis la Fouly et il décide de poursuivre. Nous continuons de descendre en longeant le torrent, nous courons de plus en plus souvent. Sous un chaud soleil, nous traversons quelques petits bourgs. Une fontaine bien fraîche nous permet de refaire nos provisions d’eau. Les Issert, finie la descente, JB nous montre tout la haut les immeubles de Champex qu’il nous faut atteindre. Nous quittons la route pour monter à nouveau plus de 400 m. « La montée passe bien » dit le raod-book, nous la trouvons pourtant pas très facile et surtout longue . A Champex, nous retrouvons Jean-Marc assis à l’ombre sur le bord du lac. Nous crevons de faim, nous cherchons un magasin pour le ravitaillement. Bien que ce soit dimanche, nous trouvons une petite boutique à la sortie de la ville, où nous trouvons tout ce qu’il faut, même trop … Il vaut mieux ne pas attendre d’avoir trop faim pour faire les courses, car dans ce cas, on risque de trop acheter, de trop manger, et ensuite la reprise de l’effort est particulièrement difficile … Nous déjeunons sur la terrasse du magasin à l’ombre des parasols. Lorsque nous repartons, en passant devant un magasin de fruits, nous nous voyons offrir des abricots par une sympathique suissesse, parce qu’elle a reconnu en nous des traileurs qui préparent l’UTMB. En fait, il s’agit de la femme d’un des organisateur suisse. Christophe hésite encore à repartir avec nous, mais avec Jean-Marc ils décident d’unir leurs forces pour finir. Nous suivons une route forestière qui nous descend doucement au plan de l’eau. Certains en profitent pour faire une pause technique dans les sous bois. Nous trouvons un dernier point d’eau avant la montée sur Bovines. Pas de robinet ! « Pour pas que les enfants jouent avec l’eau » nous dit le propriétaire en nous remettant le précieux objet. Nous abordons bientôt la fameuse montée sur Bovines. Fidèle à sa réputation, elle grimpe dure. Des rochers et des dalles forment de véritables marches de pierre sur lesquelles il faut se hisser. 500 m de dénivelée en moins de 2 km avant de déboucher dans un alpage sympathique. Un dernier lacet nous ramène sur un balcon. Olivier tente de couper pour coiffer JB au poteau, mais il s’empêtre dans les herbes et dans la pente et finalement ne gagne rien. Jean-Marc et Christophe tardent à apparaître, le reste du groupe décident de les attendre plus haut. Nous repartons en suivant un long balcon qui domine la vallée de Martigny. De chaque coté des vaches suisses magnifiques nous regardent passer. Nous arrivons au refuge de Bovines. Un petit enclos de bois le ceinture. On peut lire sur un petit écriteau : « consommation obligatoire ». Comme le point d’eau est à l’intérieur de l’enclos, nous faisons notre plein d’eau par-dessus la balustrade. Nous repartons doucement pour aller attendre nos deux compères au collet de Portalo à 600 m de là. Du collet nous les voyons arriver au refuge de Bovines et faire leurs pleins à leur tour. Christophe hésite à prendre cette fameuse conso obligatoire (une bière sans doute ?…). Quelques minutes plus tard, tout le monde est regroupé. Il ne nous reste plus qu’à franchir un petit portail à bétail pour se lancer dans la descente vers le col de la Forclaz. Plusieurs groupe se forment en fonction de la vitesse adoptée. Devant Olivier et Philippe , puis viennent Patrick et Nathalie, JB est intercalé juste devant Christophe et Jean-marc qui est très ralenti par ses souffrances. La descente est longue mais agréable, malgré tout, lorsque nous finissons par apercevoir, à travers les mélèzes, le refuge du col de la Forclaz, nous sommes soulagés. Un troupeau de vaches suisses numérotées, rassemblées pour un concours de combat de Reines, nous accueillent à l’arrivée au col. Philippe y précède de peu Olivier. Patrick arrive peu après devant Nathalie, puis vient
JB. Le devoir du jour accompli, nous restons à discuter devant l’animation que génère le troupeau qui est en train de s’abreuver et dont certaines bêtes continuent de chercher la bagarre.
Quelle n’est pas notre surprise de voir arriver Vincent Delebarre (vainqueur de l’UTMB 2004 et 2ème de l’édition 2005). Il a aperçu un groupe de traileurs en passant sur la route et s’est arrêté pour nous saluer et discuter un moment. Après un long moment nous finissons par nous rendre au refuge qui est de l’autre coté de la route. Après avoir été déposer nos chaussures dans une buanderie attenante au refuge, nous allons à la réception. Une surprise nous y attend. Lors de la réservation par mail, Patrick s’est trompé d’une journée et l’hôtelier nous attendait la vielle au soir. Il est partagé entre la satisfaction d’avoir finalement sept clients inattendus de plus ce soir et la déception d’hier soir qui n’est pas encore totalement retombée …Beau joueur, il nous accepte et nous mène à notre « chambre ». Il s’agit d’un dortoir d’une capacité d’une quinzaine de lits avec un fauteuil mais aucune chaise ni armoire pour poser nos affaires. Nous le partagerons avec trois randonneurs suisses. Les premiers arrivés ont eu le temps de prendre leur douche quand Christophe et Jean-Marc arrivent enfin. Christophe, qui est resté solidairement au coté de Jean-Marc durant tout son long calvaire vécu pendant la descente, est très en colère contre nous et nous reproche notre peu « d’esprit trail ». Il n’a pas tout à fait tord, mais qu’eussions nous pu faire de plus en restant tous à ses cotés, à part prendre son sac ? D’autant qu’il y avait peu de risque de se perdre. Il est préférable d’attendre que la colère retombe pour en débattre. Chacun va prendre sa douche puis nous nous retrouvons à table. Devant une bonne assiette de soupe qui nous requinque nous finissons par en plaisanter. Après le repas nous passons un peu de temps sur la terrasse avant d’aller nous coucher. La qualité des couchages laissent fortement à désirer. Ce refuge est sans conteste le moins confortable des trois que nous avons fréquentés, seule la nourriture était à la hauteur. Pour certains, ce n’est pas la qualité des matelas qui empêchera de dormir, ni le bruit de la circulation par la fenêtre ouverte, mais les ronfleurs et plus particulièrement le plus performant d’entre tous : Patrick !    

Publié le 31/01/2007 à 23h02 dans AESN78

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